Situation au Moyen-Orient
Auteur :
Amélia Lakrafi
— Ensemble pour la République
(Français établis hors de France · 10ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Ministère attributaire : Ministère de l’Europe et des affaires étrangères
Rubrique : politique extérieure
Date de la question : —
Date de la réponse : 2026-03-25
Texte de la question
Texte de la question non publié dans la source.
Réponse ministérielle
Mme la présidente . La parole est à Mme Amélia Lakrafi.
Mme Amélia Lakrafi . Cela fait bientôt un mois que l'offensive contre l'Iran a fait voler en éclats l'équilibre régional, déclenchant une crise dont les effets dépassent largement l'épicentre du conflit. Comme tous les civils pris à partie, nos compatriotes présents au Moyen-Orient subissent de lourdes répercussions. Je veux leur dire notre soutien et je tiens à saluer la coordination établie pour assurer leur sécurité et les accompagner : l'appui décisif du Centre de crise et de soutien du Quai d'Orsay, le sang-froid remarquable dont font preuve nos postes diplomatiques et consulaires, ainsi que la mobilisation des élus des Français de l'étranger.
Dans cette spirale délétère, la situation au Liban devient très préoccupante. Ce pays, si cher à notre cœur, se retrouve de nouveau pris en étau dans des affrontements que la population n'a pas voulus et dont elle paie le prix fort. Monsieur le ministre des affaires étrangères, en vous rendant sur place la semaine dernière, vous avez pu constater – comme j'ai pu le faire moi-même avant vous – l'atmosphère qui y devient chaque jour plus irrespirable. Le quotidien y est rythmé par le climat de guerre que subissent les Libanais et nos compatriotes. À cela s'ajoute la catastrophe de plus de 1 million de déplacés.
Nous connaissons la résilience des Libanais et des Français du Liban, mais elle semble cette fois-ci largement entamée – khalass, comme on dit, ça suffit ! L'aide de la France est réclamée à cor et à cri. Nous agissons avec nos partenaires ; vous allez nous en dire un mot. Ces efforts sont nécessaires, indispensables et très attendus, mais sommes-nous à la hauteur des besoins ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem et LIOT. – Mme Stella Dupont applaudit également.)
Mme la présidente . La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.
M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères . Je tiens également à adresser mes remerciements aux équipes du Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, aux agents de nos postes diplomatiques et consulaires dans la région – qui ont fait face avec beaucoup de courage et de dévouement –, mais aussi à vous-mêmes, aux élus des Français de l'étranger et aux chefs d'îlot qui, dans la quinzaine de pays entraînés malgré eux dans cette guerre, se sont levés pour apporter des réponses à nos compatriotes – que ce soit pour leur rapatriement ou pour tout autre question dans cette situation si difficile. C'est notre priorité depuis quatre semaines et le déclenchement de cette escalade dangereuse et incontrôlée dans la région.
Nos pensées vont aussi aux populations civiles, qui vivent dans la terreur des bombardements, que ce soit en Israël, en Iran ou au Liban. Dans ce dernier pays, une nouvelle fois, plus de 1 million de personnes sont déplacées. J'ai pu le constater moi-même dans la banlieue sud de Beyrouth il y a quelques jours : des familles retrouvent, deux ans après, les mêmes abris qu'elles avaient dû gagner pendant l'escalade militaire de la fin septembre 2024.
Dans ce contexte, le Hezbollah – qui a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre – doit cesser ses frappes et Israël doit s'abstenir de toute incursion terrestre au Liban, de toute frappe visant les infrastructures civiles ou Beyrouth. Nous le reconnaissons, Israël a le droit de se défendre, mais en respectant le droit international et le droit international humanitaire. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)
M. Stéphane Peu . Israël ne se défend pas !
M. Jean-Noël Barrot, ministre . Entre les gouvernements libanais et israélien doit s'engager une négociation, la première depuis bien longtemps, qui doit permettre – nous l'espérons – de trouver une solution politique à cette crise. (Mme Sophie Mette applaudit.)
Contexte de séance — Questions au Gouvernement
Séance du 2026-03-25 (Première) — 11 questions posées dans cet ordre. Compte-rendu officiel ↗
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Dermatose nodulaire contagieuse
M. Antoine Valentin · Mme Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire · M. Antoine Valentin
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Réforme du mode de scrutin municipal
M. Emeric Salmon · Mme Françoise Gatel, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation · M. Emeric Salmon
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Accès aux soins
Mme Marie-Philippe Lubet · Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
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Accords de libre-échange
Mme Sylvie Ferrer · M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères
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Projet Bromo
M. Arnaud Simion · M. Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
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Troubles lors des élections municipales
M. Nicolas Tryzna · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur
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Droit au logement
Mme Danielle Simonnet · M. Vincent Jeanbrun, ministre de la ville et du logement
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Taxe sur les petits colis
Mme Louise Morel · M. David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics
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Politique du logement
M. Jean-Pierre Bataille · M. Vincent Jeanbrun, ministre de la ville et du logement
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Application des lois en matière de transition écologique
Mme Anne-Cécile Violland · Mme Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature
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Nouvelle-Calédonie
M. Emmanuel Tjibaou · M. Laurent Panifous, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement · M. Emmanuel Tjibaou
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Comme tous les civils pris à partie, nos compatriotes présents au Moyen-Orient subissent de lourdes répercussions. Je veux leur dire notre soutien et je tiens à saluer la coordination établie pour assurer leur sécurité et les accompagner : l'appui décisif du Centre de crise et de soutien du Quai d'Orsay, le sang-froid remarquable dont font preuve nos postes diplomatiques et consulaires, ainsi que la mobilisation des élus des Français de l'étranger.<br><br>Dans cette spirale délétère, la situation au Liban devient très préoccupante. Ce pays, si cher à notre cœur, se retrouve de nouveau pris en étau dans des affrontements que la population n'a pas voulus et dont elle paie le prix fort. Monsieur le ministre des affaires étrangères, en vous rendant sur place la semaine dernière, vous avez pu constater – comme j'ai pu le faire moi-même avant vous – l'atmosphère qui y devient chaque jour plus irrespirable. Le quotidien y est rythmé par le climat de guerre que subissent les Libanais et nos compatriotes. À cela s'ajoute la catastrophe de plus de 1 million de déplacés.<br><br>Nous connaissons la résilience des Libanais et des Français du Liban, mais elle semble cette fois-ci largement entamée – <i>khalass</i>, comme on dit, ça suffit ! L'aide de la France est réclamée à cor et à cri. Nous agissons avec nos partenaires ; vous allez nous en dire un mot. Ces efforts sont nécessaires, indispensables et très attendus, mais sommes-nous à la hauteur des besoins ? (Applaudissements sur quelques bancs des groupes Dem et LIOT. – Mme Stella Dupont applaudit également.)<br><br><strong>Mme la présidente . </strong>La parole est à M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères.<br><br><strong>M. Jean-Noël Barrot,</strong><i> ministre de l’Europe et des affaires étrangères . </i>Je tiens également à adresser mes remerciements aux équipes du Centre de crise et de soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, aux agents de nos postes diplomatiques et consulaires dans la région – qui ont fait face avec beaucoup de courage et de dévouement –, mais aussi à vous-mêmes, aux élus des Français de l'étranger et aux chefs d'îlot qui, dans la quinzaine de pays entraînés malgré eux dans cette guerre, se sont levés pour apporter des réponses à nos compatriotes – que ce soit pour leur rapatriement ou pour tout autre question dans cette situation si difficile. C'est notre priorité depuis quatre semaines et le déclenchement de cette escalade dangereuse et incontrôlée dans la région.<br><br>Nos pensées vont aussi aux populations civiles, qui vivent dans la terreur des bombardements, que ce soit en Israël, en Iran ou au Liban. Dans ce dernier pays, une nouvelle fois, plus de 1 million de personnes sont déplacées. J'ai pu le constater moi-même dans la banlieue sud de Beyrouth il y a quelques jours : des familles retrouvent, deux ans après, les mêmes abris qu'elles avaient dû gagner pendant l'escalade militaire de la fin septembre 2024.<br><br>Dans ce contexte, le Hezbollah – qui a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre – doit cesser ses frappes et Israël doit s'abstenir de toute incursion terrestre au Liban, de toute frappe visant les infrastructures civiles ou Beyrouth. Nous le reconnaissons, Israël a le droit de se défendre, mais en respectant le droit international et le droit international humanitaire. <i>(Exclamations sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.)</i><br><br><strong>M. Stéphane Peu .</strong> Israël ne se défend pas !<br><br><strong>M. Jean-Noël Barrot,</strong><i> ministre . </i>Entre les gouvernements libanais et israélien doit s'engager une négociation, la première depuis bien longtemps, qui doit permettre – nous l'espérons – de trouver une solution politique à cette crise. <i>(Mme Sophie Mette applaudit.)</i><br> <p>"}}, "cloture": {"codeCloture": "REP_PUB", "libelleCloture": "Réponse publiée", "dateCloture": "2026-03-25", "infoJO": {"typeJO": "JO_DEBAT", "dateJO": "2026-03-25", "pageJO": null, "numJO": null, "urlLegifrance": null, "referenceNOR": null}}}}