577 577députés 17ᵉ législature

Question orale n° 549 Réponse publiée Source officielle ↗

Difficultés sur le RER E et RER D

Auteur : Céline Thiébault-Martinez — Socialistes et apparentés (Seine-et-Marne · 9ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère des transports
Ministère attributaire : Ministère des transports
Rubrique : transports ferroviaires
Date de la question : 2026-01-20
Date de la réponse : 2026-01-28 (8 jours)

Texte de la question

Mme Céline Thiébault-Martinez attire l'attention de M. le ministre des transports sur la situation particulièrement dégradée des transports du quotidien dans sa circonscription de Seine-et-Marne, où les habitants dépendent massivement des lignes RER D et RER E pour travailler, étudier et se déplacer au quotidien. Étant elle-même usagère de ces lignes, elle en subit les conséquences, comme des centaines de milliers d'habitants de la grande couronne. Sur la ligne E, les difficultés sont persistantes. Si les indicateurs officiels font état d'un taux de régularité élevé, le ressenti des usagers est celui d'une ligne devenue imprévisible, avec des trains annulés à la dernière minute, des retards fréquents, une information insuffisante, des jours sans train, même en pleine semaine. La situation du RER D n'est pas plus satisfaisante. En août 2025, la ponctualité n'atteignait que 90 %, pour un objectif fixé à 92 %, avec des écarts encore plus marqués entre Lieusaint et Melun. Cela ne paraît pas beaucoup. Mais en réalité, sur une ligne à plus de 630 000 voyageurs par jour, quelques points d'écart signifient concrètement des trains supprimés, des retards répétés et des milliers d'usagers pénalisés au quotidien. Dans des gares comme Tournan-en-Brie, Gretz-Armainvilliers, Pontault-Combault ou Combs-la-Ville (sur la ligne D), la colère des usagers est forte face aux conséquences très concrètes de ces dysfonctionnements : absence et retards au travail (parfois des heures de retard), difficultés de garde d'enfants, stress permanent et un sentiment d'abandon croissant. À ces dysfonctionnements s'ajoutent des choix d'exploitation récents qui aggravent le quotidien des voyageurs. Avec l'arrivée des nouvelles rames RER NG, un arrêt supplémentaire a été ajouté à Vert-de-Maisons. Les liaisons semi-directes entre Gare de Lyon et Lieusaint ont été supprimées. Résultat : des temps de trajet allongés pouvant atteindre 10 minutes par jour, une affluence accrue et un profond sentiment d'injustice territoriale pour les habitants de Seine-et-Marne. De plus, l'offre en soirée reste largement insuffisante. Sur certaines branches, un train par heure rend tout simplement incompatibles des horaires de travail décalés avec l'usage du RER. Les bus de substitution ne constituent pas une alternative crédible, ni en temps de parcours (multiplié par deux), ni en fréquence, ni en fiabilité. Mme la députée souhaite également attirer l'attention de M. le ministre sur la question de l'accessibilité. Plusieurs gares ne sont toujours pas pleinement accessibles aux personnes en situation de handicap. À Pontault-Combault, par exemple, un ascenseur est hors service depuis de nombreux mois, voire plus, sans aucune solution proposée, malgré les alertes à la SNCF, très consciente de cette problématique. Mais rien ne bouge. Dans ce contexte, l'augmentation du prix du Pass Navigo, désormais fixé à 90,98 euros par mois, est vécue comme une injustice. Ils ont le sentiment de payer toujours plus cher pour un service toujours moins fiable. Et aucun dispositif d'indemnisation spécifique n'est prévu en 2026 pour les usagers du RER D ou RER E, contrairement à d'autres lignes. Elle souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre, en lien avec Île-de-France Mobilités et les opérateurs concernés, afin d'améliorer durablement la régularité et la fiabilité des RER D et E, de garantir une offre adaptée en soirée et aux horaires décalés, d'assurer l'accessibilité effective de l'ensemble des gares et de faire en sorte que le prix payé par les usagers corresponde enfin à un service public de transport digne, efficace et équitable pour les habitants de la grande couronne.

Réponse ministérielle

LIGNES D ET E DU RER


M. le président. La parole est à Mme Céline Thiébault-Martinez, pour exposer sa question, no 549, relative aux lignes D et E du RER.

Mme Céline Thiébault-Martinez. Monsieur le ministre des transports, j'attire votre attention sur la situation particulièrement dégradée des transports du quotidien dans ma circonscription de Seine-et-Marne, où les habitants dépendent massivement des RER D et E pour se déplacer, travailler et étudier. J’en fais moi-même l’expérience tous les jours : usagère de ces lignes, je subis, comme des centaines de milliers d’habitants de la grande couronne, les conséquences des difficultés qu'elles rencontrent.

Sur la ligne E, les problèmes sont persistants. Si les indicateurs officiels font état d’un taux de régularité élevé, les usagers ont le sentiment d'une ligne devenue imprévisible – trains annulés à la dernière minute, retards fréquents, information insuffisante, jours sans train même en pleine semaine. La situation du RER D n’est pas plus satisfaisante. En août 2025, le taux de ponctualité n’atteignait que 90 % alors que l'objectif était fixé à 92 % et la différence entre la réalité et l'objectif était encore plus marquée entre Lieusaint et Melun. De tels écarts ne paraissent guère élevés, mais sur une ligne qui compte plus de 630 000 voyageurs par jour, quelques points d’écart, ce sont concrètement des trains supprimés, des retards répétés et des milliers d’usagers quotidiennement pénalisés.

Dans des gares comme Tournan-en-Brie, Gretz-Armainvilliers, Pontault-Combault et Combs-la-Ville, sur la ligne D, la colère des usagers est forte face aux conséquences très concrètes de ces dysfonctionnements : absence et retards au travail – qui se comptent parfois en heures ! –, difficultés à faire garder ses enfants, stress permanent et sentiment d’abandon croissant. À ces dysfonctionnements s’ajoutent les choix d’exploitation récents qui aggravent le quotidien des voyageurs. Avec l’arrivée des nouvelles rames du RER NG, un arrêt supplémentaire a été ajouté au Vert de Maisons. Les liaisons semi-directes entre la gare de Lyon et Lieusaint ont été supprimées. Résultat : des temps de trajet pouvant être allongés de dix minutes par jour, une affluence accrue et un profond sentiment d’injustice territoriale chez les habitants de Seine-et-Marne.

De plus, l’offre en soirée reste largement insuffisante. Sur certaines branches, le fait qu'un seul train circule par heure rend tout simplement incompatibles des horaires de travail décalés avec l’usage du RER. Les bus de substitution ne constituent pas une alternative crédible du point de vue du temps de parcours – il est parfois multiplié par deux –, de la fréquence et de la fiabilité. Je vous alerte également sur le sujet de l’accessibilité. Plusieurs gares ne sont toujours pas pleinement accessibles aux personnes en situation de handicap.

Dans ce contexte, l’augmentation du prix du passe Navigo, désormais fixé à près de 91 euros par mois, est vécue comme une injustice. Les usagers ont le sentiment de payer toujours plus cher pour un service toujours moins fiable. J’ajoute qu’aucun dispositif d’indemnisation spécifique n’est prévu en 2026 pour les usagers des RER D et E, contrairement à ceux d’autres lignes.

Quelles mesures concrètes le gouvernement entend-il prendre, en lien avec Île-de-France Mobilités (IDFM) et les opérateurs concernés, pour améliorer durablement la régularité et la fiabilité des RER D et E, proposer une offre adaptée en soirée et pour les horaires décalés, assurer l’accessibilité effective de l’ensemble des gares et faire en sorte que le prix payé par les usagers corresponde enfin à un service public de transport digne, efficace et équitable pour les habitants de la grande couronne ?

M. le président. La parole est à M. le ministre des transports.

M. Philippe Tabarot, ministre des transports. Vous l'avez dit, l'organisation des transports publics de personnes en Île-de-France, notamment les décisions en matière d'offre et de desserte, relèvent de l'autorité organisatrice localement compétente, en l'occurrence IDFM, et je ne manquerai pas de lui faire part des problèmes que vous soulevez et qui touchent les usagers – dont vous êtes – s'agissant de la régularité, de la quantité et de la qualité de l'offre. Pour remédier aux incidents d'exploitation qui les affectent, les lignes de RER D et E font l'objet de vastes programmes de modernisation et d'investissement pilotés par IDFM afin d'améliorer leur qualité de service à moyen terme, ce qui est plutôt une bonne chose.

L'État est attaché à la qualité de service des transports du quotidien et accompagne significativement ces modernisations par l'intermédiaire de contrats de plan État-région (CPER) successifs. Ainsi, après avoir investi 192 millions d'euros pour le RER D et 808 millions d'euros pour le RER E, notamment pour le prolongement d'Eole, entre 2015 et 2022, l'État continue de répondre aux attentes des usagers et engage respectivement 326 millions et plus de 554 millions au bénéfice des deux lignes dans le CPER 2023-2027. L'État cofinance notamment les adaptations des infrastructures du RER D nécessaires à l'exploitation des nouvelles rames du RER NG et le nouveau système d'exploitation des trains Est-Ouest (NExTEO), ainsi que la poursuite du projet Eole sur la ligne E.

Concernant l'accessibilité des gares de la ligne – sujet important –, je précise que sur les 209 gares prioritairement ciblées par le schéma directeur d'accessibilité des gares d'Île-de-France, 90 %, soit 187, étaient accessibles fin 2025, dont la quasi-totalité des gares du RER E à l'est. La disponibilité des ascenseurs et des escaliers mécaniques – je sais que c'est une difficulté quotidienne –, ainsi que les indemnisations en cas d'irrégularité, font l'objet de dispositions particulières prévues dans les contrats passés entre IDFM, SNCF Gares et connexions et SNCF Voyageurs, en fonction des gares concernées.

J'ai conscience de la difficulté de la période que vivent les usagers. Le meilleur est à venir, notamment compte tenu des investissements considérables qui se feront en Île-de-France en général et au bénéfice des lignes que vous avez évoquées en particulier.

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Dans des gares comme Tournan-en-Brie, Gretz-Armainvilliers, Pontault-Combault ou Combs-la-Ville (sur la ligne D), la colère des usagers est forte face aux conséquences très concrètes de ces dysfonctionnements : absence et retards au travail (parfois des heures de retard), difficultés de garde d'enfants, stress permanent et un sentiment d'abandon croissant. À ces dysfonctionnements s'ajoutent des choix d'exploitation récents qui aggravent le quotidien des voyageurs. Avec l'arrivée des nouvelles rames RER NG, un arrêt supplémentaire a été ajouté à Vert-de-Maisons. Les liaisons semi-directes entre Gare de Lyon et Lieusaint ont été supprimées. Résultat : des temps de trajet allongés pouvant atteindre 10 minutes par jour, une affluence accrue et un profond sentiment d'injustice territoriale pour les habitants de Seine-et-Marne. De plus, l'offre en soirée reste largement insuffisante. Sur certaines branches, un train par heure rend tout simplement incompatibles des horaires de travail décalés avec l'usage du RER. Les bus de substitution ne constituent pas une alternative crédible, ni en temps de parcours (multiplié par deux), ni en fréquence, ni en fiabilité. Mme la députée souhaite également attirer l'attention de M. le ministre sur la question de l'accessibilité. Plusieurs gares ne sont toujours pas pleinement accessibles aux personnes en situation de handicap. À Pontault-Combault, par exemple, un ascenseur est hors service depuis de nombreux mois, voire plus, sans aucune solution proposée, malgré les alertes à la SNCF, très consciente de cette problématique. Mais rien ne bouge. Dans ce contexte, l'augmentation du prix du Pass Navigo, désormais fixé à 90,98 euros par mois, est vécue comme une injustice. Ils ont le sentiment de payer toujours plus cher pour un service toujours moins fiable. 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Elle souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre, en lien avec Île-de-France Mobilités et les opérateurs concernés, afin d'améliorer durablement la régularité et la fiabilité des RER D et E, de garantir une offre adaptée en soirée et aux horaires décalés, d'assurer l'accessibilité effective de l'ensemble des gares et de faire en sorte que le prix payé par les usagers corresponde enfin à un service public de transport digne, efficace et équitable pour les habitants de la grande couronne."}}, "textesReponse": {"texteReponse": {"infoJO": {"typeJO": "JO_DEBAT", "dateJO": "2026-01-28", "pageJO": "796", "numJO": null, "urlLegifrance": null, "referenceNOR": null}, "texte": "</p><p align=\"CENTER\">LIGNES D ET E DU RER<a name=PG1></a></p><br><strong>M. le président. </strong>La parole est à Mme Céline Thiébault-Martinez, pour exposer sa question, no 549, relative aux lignes D et E du RER.<br><br><strong>Mme Céline Thiébault-Martinez. </strong>Monsieur le ministre des transports, j'attire votre attention sur la situation particulièrement dégradée des transports du quotidien dans ma circonscription de Seine-et-Marne, où les habitants dépendent massivement des RER D et E pour se déplacer, travailler et étudier. 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Résultat : des temps de trajet pouvant être allongés de dix minutes par jour, une affluence accrue et un profond sentiment d’injustice territoriale chez les habitants de Seine-et-Marne.<br><br>De plus, l’offre en soirée reste largement insuffisante. Sur certaines branches, le fait qu'un seul train circule par heure rend tout simplement incompatibles des horaires de travail décalés avec l’usage du RER. Les bus de substitution ne constituent pas une alternative crédible du point de vue du temps de parcours – il est parfois multiplié par deux –, de la fréquence et de la fiabilité. Je vous alerte également sur le sujet de l’accessibilité. Plusieurs gares ne sont toujours pas pleinement accessibles aux personnes en situation de handicap.<br><br>Dans ce contexte, l’augmentation du prix du passe Navigo, désormais fixé à près de 91 euros par mois, est vécue comme une injustice. Les usagers ont le sentiment de payer toujours plus cher pour un service toujours moins fiable. 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