Amendement n° None — ARTICLE 49
Dispositif
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Exposé sommaire
Le présent amendement prévoit d’abonder à hauteur d’un euro les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, de la sous-action 07 Aide aux publications nationales d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires de l’action 02 Aides à la presse du programme n° 180 Presse et médias, et de minorer du même montant les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, de l’action 01 Livre et Lecture du programme n° 334 Livre et industries culturelles.
Cet amendement d’appel vise a engager une réflexion globale sur les aides à la presse et notamment sur la diversité des aides au pluralisme. En 2026, sur l’ensemble de près de 177 millions d’euros alloués aux aides directes à la presse, 23,2 millions d’euros le sont au titre des aides au pluralisme. Malgré une transparence sur ces aides de la part du ministère, la corrélation parfois très éloignée entre les montants de ces aides à certains titres de presse et le volume de ventes crée une méfiance justifiée envers ces financements publics, de la part de plus en plus de Français.
Pensé pendant la pandémie, le crédit d’impôt sur le revenu au titre des abonnements à une publication de presse d’IPG, sans condition de revenus, avait été mis en place en 2020 puis abandonné subitement par Bercy dès 2022, alors qu’une prorogation avait été prévue jusqu’en 2023, au motif que ce projet était inefficace. Si le projet de l’époque était imparfait, l’idée avait séduit le secteur et aurait permis une circulation des ressources plus juste entre le lecteur et l’éditeur.
C’est pourquoi il est indispensable selon nous de repenser les aides directes à la presse afin de permettre à la fois un accès plus simple à une information de qualité pour tous les Français, tout en favorisant les titres de presse plébiscités par ces lecteurs pour la qualité de leur information.