577 577députés 17ᵉ législature

amendement n° 563 commission Non soutenu

Amendement n° 563 — ARTICLE 2

Auteur : Antoine Valentin — Union des droites pour la République (Haute-Savoie · 3ᵉ)
Texte visé : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à...
Article : ARTICLE 2
Date de dépôt : 2026-04-29
Date de sort : 2026-05-07
Discussion en séance : RUANR5L17S2026IDS30547 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les crédits consacrés aux capacités de cyberdéfense font l’objet d’une trajectoire pluriannuelle indicative définie par le rapport annexé. Le Gouvernement rend compte annuellement au Parlement de l’écart entre les crédits exécutés et cette trajectoire, ainsi que des priorités retenues en matière de cyberdéfense offensive et défensive. Lorsque cet écart est significatif, il est justifié de manière détaillée dans le rapport annuel. Ce rapport n’est pas rendu public. »

Exposé sommaire

Le présent amendement d’appel concerne le renseignement et la cyberdéfense, qui figurent parmi les
besoins les plus importants identifiés par l’actualisation. Si des efforts de l’ordre de 1,4 milliard
d’euros ont été annoncés concernant l’innovation opérationnelle (cloud de combat, quantique,
application militaire de l’IA), aucun plancher chiffré n’est inscrit dans le texte en valeur pluriannuelle
concernant la cyberdéfense. Or, si la sécurisation de notre cyberespace est un enjeu majeur de la LPM
2024-2030 (4 milliards €), on constate, selon l’ANSSI, plus de 1 300 cyberattaques en 2025 sur le
territoire national, notamment en provenance d’acteurs étatiques, à des fins de renseignement, ce qui
peut nuire gravement à nos intérêts fondamentaux. Aussi, la composante offensive, en particulier, est
insuffisamment dotée au regard des menaces. Dès lors, il doit être envisagé que les crédits
supplémentaires en matière de cyberdéfense fassent l’objet d’une transparence accrue vis-à-vis de la
représentation nationale.


La souveraineté des systèmes d’information militaires est une condition de notre autonomie
stratégique. La rédaction retenue s’appuie sur la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, catégorie
juridique existante, et sur le critère d’exclusivité du droit français, qui exclut les opérateurs soumis à
une législation extraterritoriale telle que le CLOUD Act.


Le présent amendement est gagé sur une ressource budgétaire sincère, dont le rendement est cohérent
avec l’ordre de grandeur de la dépense supplémentaire. Il appartient au Gouvernement de lever le
gage s’il souhaite retenir cet amendement.