Travail le 1er mai
Auteur :
Hadrien Clouet
— La France insoumise - Nouveau Front Populaire
(Haute-Garonne · 1ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère du travail et des solidarités
Ministère attributaire : Ministère du travail et des solidarités
Rubrique : travail
Date de la question : —
Date de la réponse : 2026-04-15
Texte de la question
Texte de la question non publié dans la source.
Réponse ministérielle
Mme la présidente . La parole est à M. Hadrien Clouet.
M. Hadrien Clouet . Le 1er mai 2026 sera férié, chômé et payé ! (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS. – M. Olivier Faure applaudit également.) Grâce à la mobilisation populaire, nous avons déjoué la manœuvre conjointe de la Macronie et du RN, qui voulaient revenir sur quatre-vingts ans de conquête sociale ! (Nouveaux applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) La lutte paie, le groupe EPR chouine, le ministre rame et nous, on respire. (Mêmes mouvements.) La lutte paie. C'est la victoire de ces millions de travailleuses et de travailleurs que vous vouliez envoyer au boulot dans deux semaines, contraints par leurs employeurs.
M. Sylvain Berrios . C'est le travail qui paie !
M. Hadrien Clouet . C'est la victoire des artisans que vous vouliez liquider en les mettant en concurrence avec les grandes enseignes le 1er mai. (Mêmes mouvements.)
C'est la victoire des démocrates, horrifiés par vos manœuvres sournoises pour contourner l'Assemblée nationale.
Désormais, nous vous demandons une circulaire au parquet, pour que soit donnée suite à tous les procès-verbaux de l'inspection du travail. (Mêmes mouvements. – Huées sur quelques bancs du groupe RN.)
M. Sylvain Berrios . Vous allez envoyer la police ?
M. Hadrien Clouet . Arrêtez de huer l'inspection du travail, respectez les fonctionnaires !
Car vos contrôles ont toujours la même cible : les travailleuses et les travailleurs. Alors que, dans notre pays, le travail est dur, qu'il blesse, qu'il tue…
M. Ian Boucard . Le travail tue, maintenant !
M. Antoine Vermorel-Marques . C'est sûr que ça ne vous tue pas, vous !
M. Hadrien Clouet . …que 45 % des salariés ont des problèmes psychologiques liés à leur travail, vous voulez les forcer à bosser une journée de plus. (« Oh là là ! » sur les bancs du groupe RN.)
M. Julien Odoul . C'est Germinal !
M. Hadrien Clouet . Ce qui rend malade, c'est votre politique (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS), c'est la fin des missions des CHSCT, c'est la liquidation de la médecine du travail, c'est l'abandon des malades du covid long. Pourtant, vous annoncez, monsieur le ministre du travail, 750 000 contrôles sur les salariés malades pour les envoyer de force au boulot.
M. Antoine Vermorel-Marques . C'est une caricature !
M. Hadrien Clouet . Nous ne parlons jamais d'acquis sociaux, mais de conquis sociaux car la bourgeoisie, là-bas (L'orateur désigne de la main les bancs situés au centre et à droite de l'hémicycle), ne désarme jamais. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Cela tombe mal, nous non plus, nous ne désarmons jamais.
M. Julien Odoul . Ça, on le sait !
M. Hadrien Clouet . Rendez-vous dans la rue, le 1er mai, pour nous battre contre vous. (Les députés du groupe LFI-NFP ainsi que quelques députés du groupe EcoS se lèvent et applaudissent.)
Mme la présidente . La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités.
M. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités . Je vous rassure, ce ne sont pas vos actions qui m'ont conduit à ajuster la position du gouvernement. Ce qui me motive, c'est le respect de la démocratie sociale. (Exclamations et rires sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Mme Sandrine Rousseau . Commencez par la mettre en œuvre, alors !
M. Jean-Pierre Farandou, ministre . Oui, je souhaite approfondir le dialogue social avec les partenaires sociaux. C'est le sens de la réunion féconde que j'ai tenue hier et au cours de laquelle nous avons avancé. J'ai toujours été et je serai toujours un fervent défenseur du dialogue social, notamment pour les sujets liés au travail. Avec le premier ministre, notre ambition reste la même : apporter une sécurisation juridique aux artisans qui veulent travailler le 1er mai, comme ils l'ont toujours fait, notamment les boulangers et les fleuristes.
Le gouvernement n'a jamais souhaité s'attaquer au 1er mai, contrairement à ce que certains ont pu dire. (« Oh ! » sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)
M. Manuel Bompard . Jamais !
M. Jean-Pierre Farandou, ministre . J'ai parfaitement conscience de la signification sociale de ce jour particulier, et de son statut à part dans le code du travail et dans l'histoire de notre pays.
Je souhaite donc redire avec force l'attachement du gouvernement à ce jour férié, chômé et rémunéré.
Mme Christine Arrighi . Arrêtez, vous allez nous faire rire ! Vous êtes ridicule !
M. Jean-Pierre Farandou, ministre . Je tiens aussi à rappeler qu'il existe déjà des dérogations dans la loi, qui permettent à certains employeurs de faire appel à leurs salariés le 1er mai afin d'assurer la continuité de l'activité des établissements dans lesquels elle ne peut être interrompue. Sur la base de ces constats, j'ai réuni les syndicats hier après-midi, je réunirai les organisations patronales ce soir à 17 h 30 et demain les fédérations professionnelles, particulièrement celles des fleuristes et des boulangers artisanaux. Avec le premier ministre, nous avons choisi de respecter le message exprimé par les partenaires sociaux, car le dialogue social est un principe essentiel de notre action pour apporter des solutions solides aux difficultés rencontrées par les Français.
Une intervention législative sera nécessaire pour boucler ce sujet du 1er mai. Comme vous êtes, vous aussi, attaché au dialogue social, j'espère que vous le montrerez en votant l'accord conclu dans le projet de loi que nous présenterons bientôt pour réformer l'assurance chômage. (M. Benjamin Lucas-Lundy s'exclame.)
Mme la présidente . La parole est à M. Hadrien Clouet. Il vous reste trois secondes, monsieur le député.
M. Hadrien Clouet . Merci, madame la présidente. (« C'est fini ! » et protestations sur de nombreux bancs des groupes RN, EPR, DR, HOR et UDR, dont plusieurs députés désignent la pendule.) Pour nous, la France est le fruit d'une histoire sociale, pas un tiroir-caisse. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Contexte de séance — Questions au Gouvernement
Séance du 2026-04-15 (Première) — 11 questions posées dans cet ordre. Compte-rendu officiel ↗
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Situation des outre-mer
Mme Béatrice Bellay · Mme Naïma Moutchou, ministre des outre-mer
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Financement des collectivités locales
M. Guillaume Lepers · Mme Françoise Gatel, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
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Décret PFAS
Mme Catherine Hervieu · M. Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique · Mme Catherine Hervieu
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Hongrie
M. Pascal Lecamp · M. Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité · M. Pascal Lecamp
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Dépendance énergétique outre-mer
M. Olivier Serva · Mme Naïma Moutchou, ministre des outre-mer
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Décret PFAS
Mme Anne-Cécile Violland · M. Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique · Mme Anne-Cécile Violland
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Politique de l’emploi à La Réunion
Mme Karine Lebon · M. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités · Mme Karine Lebon
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Lutte contre les sabotages visant l’industrie de la défense
M. Matthieu Bloch · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur
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Soutien à la filière pêche
M. Antoine Golliot · Mme Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche · M. Antoine Golliot
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Gisement d’hydrogène en Moselle
M. Paul Midy · Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie
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Prix des carburants
M. Laurent Alexandre · Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie · M. Laurent Alexandre
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Hadrien Clouet . </strong>C'est la victoire des artisans que vous vouliez liquider en les mettant en concurrence avec les grandes enseignes le 1er mai. <i>(Mêmes mouvements.)</i><br><br>C'est la victoire des démocrates, horrifiés par vos manœuvres sournoises pour contourner l'Assemblée nationale.<br><br>Désormais, nous vous demandons une circulaire au parquet, pour que soit donnée suite à tous les procès-verbaux de l'inspection du travail. <i>(Mêmes mouvements. – Huées sur quelques bancs du groupe RN.)</i><br><br><strong>M. Sylvain Berrios .</strong> Vous allez envoyer la police ?<br><br><strong>M. Hadrien Clouet . </strong>Arrêtez de huer l'inspection du travail, respectez les fonctionnaires !<br><br>Car vos contrôles ont toujours la même cible : les travailleuses et les travailleurs. Alors que, dans notre pays, le travail est dur, qu'il blesse, qu'il tue…<br><br><strong>M. Ian Boucard .</strong> Le travail tue, maintenant !<br><br><strong>M. Antoine Vermorel-Marques .</strong> C'est sûr que ça ne vous tue pas, vous !<br><br><strong>M. Hadrien Clouet . </strong>…que 45 % des salariés ont des problèmes psychologiques liés à leur travail, vous voulez les forcer à bosser une journée de plus. <i>(« Oh là là ! » sur les bancs du groupe RN.)</i><br><br><strong>M. Julien Odoul .</strong> C'est <i>Germinal </i>!<br><br><strong>M. Hadrien Clouet . </strong>Ce qui rend malade, c'est votre politique<i> (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS)</i>, c'est la fin des missions des CHSCT, c'est la liquidation de la médecine du travail, c'est l'abandon des malades du covid long. Pourtant, vous annoncez, monsieur le ministre du travail, 750 000 contrôles sur les salariés malades pour les envoyer de force au boulot.<br><br><strong>M. Antoine Vermorel-Marques .</strong> C'est une caricature !<br><br><strong>M. Hadrien Clouet . </strong>Nous ne parlons jamais d'acquis sociaux, mais de conquis sociaux car la bourgeoisie, là-bas <i>(L'orateur désigne de la main les bancs situés au centre et à droite de l'hémicycle)</i>, ne désarme jamais. (Applaudissements sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.) Cela tombe mal, nous non plus, nous ne désarmons jamais.<br><br><strong>M. Julien Odoul .</strong> Ça, on le sait !<br><br><strong>M. Hadrien Clouet . </strong>Rendez-vous dans la rue, le 1er mai, pour nous battre contre vous.<i> (Les députés du groupe LFI-NFP ainsi que quelques députés du groupe EcoS se lèvent et applaudissent.)</i><br><br><strong>Mme la présidente . </strong>La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités.<br><br><strong>M. Jean-Pierre Farandou,</strong><i> ministre du travail et des solidarités . </i>Je vous rassure, ce ne sont pas vos actions qui m'ont conduit à ajuster la position du gouvernement. Ce qui me motive, c'est le respect de la démocratie sociale. <i>(Exclamations et rires sur les bancs du groupe LFI-NFP.)</i><br><br><strong>Mme Sandrine Rousseau .</strong> Commencez par la mettre en œuvre, alors !<br><br><strong>M. Jean-Pierre Farandou,</strong><i> ministre . </i>Oui, je souhaite approfondir le dialogue social avec les partenaires sociaux. C'est le sens de la réunion féconde que j'ai tenue hier et au cours de laquelle nous avons avancé. J'ai toujours été et je serai toujours un fervent défenseur du dialogue social, notamment pour les sujets liés au travail. Avec le premier ministre, notre ambition reste la même : apporter une sécurisation juridique aux artisans qui veulent travailler le 1er mai, comme ils l'ont toujours fait, notamment les boulangers et les fleuristes.<br><br>Le gouvernement n'a jamais souhaité s'attaquer au 1er mai, contrairement à ce que certains ont pu dire. <i>(« Oh ! » sur les bancs des groupes LFI-NFP et EcoS.)</i><br><br><strong>M. Manuel Bompard .</strong> Jamais !<br><br><strong>M. Jean-Pierre Farandou,</strong><i> ministre . </i>J'ai parfaitement conscience de la signification sociale de ce jour particulier, et de son statut à part dans le code du travail et dans l'histoire de notre pays.<br><br>Je souhaite donc redire avec force l'attachement du gouvernement à ce jour férié, chômé et rémunéré.<br><br><strong>Mme Christine Arrighi .</strong> Arrêtez, vous allez nous faire rire ! Vous êtes ridicule !<br><br><strong>M. Jean-Pierre Farandou,</strong><i> ministre . </i>Je tiens aussi à rappeler qu'il existe déjà des dérogations dans la loi, qui permettent à certains employeurs de faire appel à leurs salariés le 1er mai afin d'assurer la continuité de l'activité des établissements dans lesquels elle ne peut être interrompue. Sur la base de ces constats, j'ai réuni les syndicats hier après-midi, je réunirai les organisations patronales ce soir à 17 h 30 et demain les fédérations professionnelles, particulièrement celles des fleuristes et des boulangers artisanaux. Avec le premier ministre, nous avons choisi de respecter le message exprimé par les partenaires sociaux, car le dialogue social est un principe essentiel de notre action pour apporter des solutions solides aux difficultés rencontrées par les Français.<br><br>Une intervention législative sera nécessaire pour boucler ce sujet du 1er mai. Comme vous êtes, vous aussi, attaché au dialogue social, j'espère que vous le montrerez en votant l'accord conclu dans le projet de loi que nous présenterons bientôt pour réformer l'assurance chômage. <i>(M. Benjamin Lucas-Lundy s'exclame.)</i><br><br><strong>Mme la présidente . </strong>La parole est à M. Hadrien Clouet. Il vous reste trois secondes, monsieur le député.<br><br><strong>M. Hadrien Clouet . </strong>Merci, madame la présidente. <i>(« C'est fini ! » et protestations sur de nombreux bancs des groupes RN, EPR, DR, HOR et UDR, dont plusieurs députés désignent la pendule.)</i> Pour nous, la France est le fruit d'une histoire sociale, pas un tiroir-caisse. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)<br> <p>"}}, "cloture": {"codeCloture": "REP_PUB", "libelleCloture": "Réponse publiée", "dateCloture": "2026-04-15", "infoJO": {"typeJO": "JO_DEBAT", "dateJO": "2026-04-15", "pageJO": null, "numJO": null, "urlLegifrance": null, "referenceNOR": null}}}}