Coût de l’énergie
Auteur :
Matthias Renault
— Rassemblement National
(Somme · 3ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère délégué, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre, et ministère délégué, chargé de l'énergie auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Ministère attributaire : Ministère délégué, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre, et ministère délégué, chargé de l'énergie auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique
Rubrique : énergie et carburants
Date de la question : —
Date de la réponse : 2026-10-14
Texte de la question
Texte de la question non publié dans la source.
Réponse ministérielle
Mme la présidente. La parole est à M. Matthias Renault.
M. Matthias Renault (RN). Depuis le début de l'année, les prix du gaz ont augmenté six fois : au mois de mars, au mois de mai, en juillet, le 1er septembre, le 1er octobre, et une nouvelle augmentation est prévue le 1er novembre. En tout, 6,6 % d'augmentation, soit une hausse moyenne de 135 euros par facture par rapport à 2025.
Certes – c'est ce que vous allez me répondre –, il y a le contexte international.
Mais il y a aussi un problème : non seulement vous refusez toute baisse des taxes sur l'énergie – qu'il s'agisse du gaz, du carburant ou de l'électricité –, mais, en plus, vous faites des promesses intenables. Le premier ministre a déclaré mercredi que le prix de l'électricité ne devait pas augmenter cet hiver, mais c'est intenable, parce que les prix de l'électricité sont indexés sur les prix du gaz (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR), à cause de règles européennes défavorables à la France, qui obligent les ménages et les entreprises françaises à payer pour les mauvais choix énergétiques de nos voisins.
C'est une promesse intenable parce que vous refusez d'utiliser certains leviers – que ce soit la fiscalité ou la sortie des règles européennes de l'électricité – et que nous n'avons plus les moyens d'instituer un bouclier tarifaire, c'est-à-dire de subventionner les factures d'électricité.
Dans ce cadre, j'ai deux questions à poser. La première est ouverte : quels leviers comptez-vous actionner pour tenir cette promesse intenable ?
Deuxièmement, je rappelle que, par le passé, il est arrivé qu'une proposition de hausse des tarifs émanant de la Commission de régulation de l'énergie, après avoir été refusée dans un premier temps, soit ensuite appliquée, à titre rétroactif, après une élection présidentielle. Ma question, à laquelle vous ne pouvez répondre que par oui ou par non, est la suivante : comptez-vous utiliser cette technique ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie.
Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie. D'abord, vous avez raison de souligner que la situation est très difficile pour de nombreux Français. Toutefois, si ce qui se passe depuis six à sept mois maintenant dans le détroit d'Ormuz, où circulait 20 % du gaz naturel liquéfié, impacte très durement les factures de gaz et le prix à la pompe – nous en parlons régulièrement ici –, cela n'a pas de répercussions sur les prix de l'électricité.
Depuis le début, nous avons fait le choix d'une réponse ciblée et respectueuse des finances publiques, attentive aux Français et aux entreprises les plus en difficulté. Il y a deux semaines, le premier ministre a annoncé la reconduction du chèque « grands rouleurs » de 100 euros pour 5,5 millions de Français, tandis que 1,2 million de Français, ayant déjà bénéficié du premier versement de cette aide, l'obtiendront automatiquement dans trois jours.
J'en viens à l'électricité. Premièrement, son prix ne dépend de celui du gaz que pendant 25 % du temps en moyenne. Ensuite, l'évolution du prix de l'électricité doit être envisagée sur le long terme, et notamment sur les derniers mois, et pas uniquement au vu de ce qui est observé en ce moment sur le marché de gros. Ce qui compte surtout, c'est notre capacité à produire de l'électricité nous-mêmes, grâce à notre parc nucléaire. Il tourne à plein, et c'est ainsi que nous réussirons à maîtriser les factures.
M. Thibault Bazin. Très bien !
Mme Maud Bregeon, ministre déléguée. Dès lors, l'engagement du premier ministre sur la stabilité totale du prix de l'électricité pendant l'hiver sera tenu.
Contexte de séance — Questions au Gouvernement
Séance du 2026-10-14 (Première) — 11 questions posées dans cet ordre. Compte-rendu officiel ↗
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Parcoursup
M. Hendrik Davi (EcoS) · M. Philippe Baptiste, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
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Agriculture de montagne
M. Hubert Ott (Dem) · Mme Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire
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Finances des collectivités territoriales
M. Jean-Pierre Bataille (LIOT) · Mme Françoise Gatel, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
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Facturation électronique
M. Dominique Paillat (HOR) · M. David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics
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Mobilisation lycéenne
Mme Elsa Faucillon (GDR) · M. Édouard Geffray, ministre de l’éducation nationale
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Coût de l’énergie
M. Bartolomé Lenoir (UDR) · Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie · M. Bartolomé Lenoir
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Sécurité des chasseurs
Mme Stéphanie Galzy (RN) · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur
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Financement du système de retraite
M. Pierre Cazeneuve (EPR) · M. David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics
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Situation à Gaza
M. Thomas Portes (LFI-NFP) · M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères · M. Thomas Portes · M. Jean-Noël Barrot, ministre
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Budget
M. Laurent Baumel (SOC) · M. David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics
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Handicap
Mme Sylvie Bonnet (DR) · Mme Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées · Mme Sylvie Bonnet
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Ensuite, l'évolution du prix de l'électricité doit être envisagée sur le long terme, et notamment sur les derniers mois, et pas uniquement au vu de ce qui est observé en ce moment sur le marché de gros. Ce qui compte surtout, c'est notre capacité à produire de l'électricité nous-mêmes, grâce à notre parc nucléaire. Il tourne à plein, et c'est ainsi que nous réussirons à maîtriser les factures.<br><br><strong>M. Thibault Bazin.</strong> Très bien !<br><br><strong>Mme Maud Bregeon,</strong><i> ministre déléguée. </i>Dès lors, l'engagement du premier ministre sur la stabilité totale du prix de l'électricité pendant l'hiver sera tenu.<br><p>"}}, "cloture": {"codeCloture": "REP_PUB", "libelleCloture": "Réponse publiée", "dateCloture": "2026-10-14", "infoJO": {"typeJO": "JO_DEBAT", "dateJO": "2026-10-14", "pageJO": null, "numJO": null, "urlLegifrance": null, "referenceNOR": null}}}}