577 577députés 17ᵉ législature

amendement seance Rejeté

Amendement (sans numéro) — ARTICLE 49

Auteur : Emmanuel Duplessy — Écologiste et Social (Loiret · 2ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026
Article : ARTICLE 49
Date de dépôt : 2025-10-24
Date de sort : 2025-10-29

Dispositif

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Exposé sommaire

Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à abonder la formation continue des magistrats sur les questions de violences sexistes et sexuelles.

La formation est un des outils de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et permet notamment de mieux soutenir les victimes et de repérer les comportements à risque. Si la formation initiale des auditeurs de justice intègre désormais une sensibilisation à ces enjeux, la formation continue demeure insuffisante et inégale selon les juridictions. Elle ne permet pas encore d’assurer un niveau homogène de connaissance et de compréhension des spécificités de ces violences, qu’elles soient intrafamiliales, sexuelles ou commises en ligne.

La formation des magistrats sur les violences sexistes et sexuelles doit permettre de sensibiliser les magistrats aux enjeux spécifiques liés à ces violences et doit également les outiller pour améliorer leur capacité à identifier les situations à risque et à accompagner efficacement les victimes dans l'exercice de leurs fonctions.

Cet amendement permet donc de déployer des moyens au sein de l'ENM pour qu'elle propose dans ses formations continues des formations aux violences sexistes et sexuelles.

Pour assurer la recevabilité financière de cet amendement :
La proposition augmente de 500 000 euros les autorisations d'engagement et les crédits de paiement de l'action 07 - "Formation" du programme 166 - "Justice judiciaire";
La proposition réduit de 500 000 euros les autorisations d'engagement et les crédits de paiement de l’action 04 - "Soutien et formation" du programme 107 - "Administration pénitentiaire".

Les auteurs précisent qu'ils n’ont bien entendu pas la volonté d’amputer le budget alloué à l'administration pénitentiaire, mais qu’ils sont contraints par les modalités d’amendement du projet de loi de finances. Ils invitent donc le gouvernement à lever le gage.