577 577députés 17ᵉ législature

amendement n° 65 seance Adopté Source officielle ↗

Amendement n° 65 — ARTICLE LIMINAIRE

Auteur : Aurélien Le Coq — La France insoumise - Nouveau Front Populaire (Nord · 1ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances de fin de gestion pour 2025
Article : ARTICLE LIMINAIRE
Date de dépôt : 2025-11-13
Date de sort : 2025-11-18
Discussion en séance : RUANR5L17S2026IDS29931 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de supprimer cet article liminaire. À travers ce projet de loi de fin de gestion, ce Gouvernement illégitime, sans assise parlementaire, continue de poursuivre sa politique austéritaire qui nous a pourtant conduit dans l’une des pires situation économique et financière que le pays ait connu dans son histoire récente.

Ce projet de loi de fin de gestion avalise les coupes budgétaires opérées par la Loi de finances 2025. Mais pire, il les approfondie et les prolonge. Pour respecter le niveau de déficit fixé en début d’année, le Gouvernement annule près de 4.2 milliards € de crédits. Ces méthodes poursuivent encore l’austérité, sans régler aucun des problèmes de fond de notre pays.

Si le Gouvernement se félicite de tenir son objectif de 5.4 % de déficit, il reste loin de l’ambition affichée dans le PSTAB 2024 qui prévoyait un déficit de 4.1 % pour 2025, soit 39 milliards € de moins. Même dans le jeu de l’austérité, le compte n’y est pas pour le Gouvernement.

Ces cures budgétaires ont pourtant détruit l’activité économique : les prévisions de croissances sont ainsi passées de 1.1 % dans le PLF 2025 à 0.7 % aujourd’hui. Une nouvelle fois, la macronie est forcée de reconnaître l’échec de ses choix économiques, qui ont plongé le pays dans une spirale récessionniste. Ces choix funestes se matérialisent dans la diminution de plus de 5 milliards € des recettes de la TVA, prévision révélatrice d’une consommation populaire subissant de plein fouet sa politique.

Aucun de ces ajustements ne sont à la hauteur de la gravité de la situation à laquelle nous a porté la minorité présidentielle : nous proposons donc de supprimer cet article liminaire, essentiel à la Loi de fin de gestion, et, dans une tout autre mesure, nous appelons à la censure du Gouvernement et la destitution du Président de la République. Seules ces ruptures pourront protéger le peuple.