Amendement (sans numéro) — ARTICLE 60
Dispositif
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Exposé sommaire
Le présent amendement tire les conséquences budgétaires de la recommandation n° 40 du rapport n° 2698 de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Elle préconise de réduire des trois quarts le budget consacré par France Télévisions aux jeux et divertissements, afin de réaliser à terme 120 millions d’euros d’économies par an.
Il minore de 40 millions d’euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les avances accordées à France Télévisions. Ce montant correspond à la réduction d’un quart du budget dédié aux jeux et divertissements dès 2027, préalable à une réduction progressive des trois quarts du budget des jeux et divertissements. Cet échelonnement laisse à France Télévisions le temps de recomposer ses grilles et de respecter ses engagements contractuels en cours.
Le constat est sans appel. Le mardi 6 octobre 2026, France 2 et France 3 ont diffusé onze jeux télévisés, soit plus de sept heures d’antenne en une seule journée. Ces programmes ne se distinguent en rien de ceux que proposent les chaînes privées, qui les financent par la publicité et non par l’argent du contribuable.
Dans le même temps, France Télévisions a retiré de sa diffusion quotidienne Questions pour un champion en 2025, et Des chiffres et des lettres en 2022, au nom de contraintes budgétaires. Le service public a ainsi sacrifié les jeux de culture générale et de langue française, qui le distinguent, pour préserver des formats de pur divertissement.
Loin de demander à France Télévisions de renoncer aux programmes populaires, cet amendement lui demande de concentrer son offre sur les programmes populaires et différenciants par rapport à l’audiovisuel privé : l’information, la culture, la connaissance, la langue française, les grands rendez-vous qui rassemblent les Français. Un service public financé par tous doit se reconnaître à ce qu’il apporte de singulier.
Dans un contexte de redressement des finances publiques, chaque euro dépensé doit être consacré au service strict de l’intérêt général.
Il reviendra à France Télévisions, dans le respect de son indépendance de gestion, de tirer les conséquences de cette réduction de ses ressources.