577députés 17ᵉ législature

amendement seance Rejeté

Amendement (sans numéro) — APRÈS L'ARTICLE 39, insérer l'article suivant:

Auteur : Hendrik Davi — Écologiste et Social (Bouches-du-Rhône · 5ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : APRÈS L'ARTICLE 39, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2026-10-08
Date de sort : 2026-10-16

Dispositif

L’article L. 314‑2-4 du code de l’action sociale et des familles est abrogé.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à supprimer la réforme de la tarification des établissements et services médico-sociaux (ESMS) accompagnant les enfants et les jeunes en situation de handicap.

La réforme SERAFIN-PH, censée entrer en vigueur au premier janvier 2027, fait évoluer le financement des établissements vers une logique de tarification à l’activité. Cette décision risque de transposer au secteur médico-social une logique comptable inspirée de la T2A hospitalière. Or, l’accompagnement des personnes en situation de handicap, qui plus est d’enfants, ne saurait être réduit à une succession de prestations quantifiées. Il est vital pour ces établissements de pouvoir s’adapter aux besoins de chacun, notamment en prenant en compte la complexité des situations individuelles. 

Le Gouvernement a bien annoncé 90 millions d’euros par an pour accompagner ce changement. Or, aucun moyen supplémentaire n’a pu être mobilisé en 2026 afin de préparer ces transformations. Les changements organisationnels sont pourtant conséquents pour les établissements, dont la situation financière est déjà très tendue. 

Ainsi, il apparaît inconcevable de faire évoluer les modalités de financement sans garantir les ressources nécessaires à sa mise en œuvre, au risque de fragiliser toujours plus les établissements, les professionnels et, en définitive, la qualité des accompagnements proposés aux enfants et aux jeunes en situation de handicap.

Le secteur médico-social nécessite un financement construit à partir des besoins des personnes accompagnées et qui garantit la continuité et la qualité des parcours.

L’abandon de la réforme SERAFIN-PH, dans sa forme actuelle, est ainsi demandé.