Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
Cet amendement vise à financer le développement d’un char lourd souverain destiné à succéder au Leclerc, constituant une véritable rupture technologique et intégré à un système de systèmes d’armes adapté au combat du futur. Le Rassemblement national réaffirme ainsi sa volonté de doter l’arme blindée cavalerie des capacités nécessaires à un engagement de haute intensité.
Les incertitudes persistantes entourant le calendrier, la gouvernance et les équilibres industriels du MGCS imposent de préparer dès maintenant une solution nationale. Après l’échec du projet d’avion de combat franco-allemand, la France ne peut prendre le risque d’une rupture capacitaire sur le segment blindé lourd pour entretenir le fantasme du couple franco-allemand. Les besoins de notre armée de terre ne sauraient rester suspendus aux arbitrages de Berlin et aux désaccords entre industriels.
Le Rassemblement national reconnaît l’intérêt de coopérations permettant de mutualiser les coûts et de mobiliser des compétences complémentaires. Encore faut-il qu’elles reposent sur des besoins opérationnels partagés et servent les intérêts des États concernés. L’idéologie européiste ne peut continuer à tenir lieu de stratégie industrielle et militaire.
La France doit donc poursuivre de manière autonome les études nécessaires au développement d’une première capacité de char préfigurant le renouvellement de son segment blindé lourd. La plateforme devra être conçue et produite par les entreprises de la base industrielle et technologique de défense française, en garantissant la maîtrise nationale des technologies critiques. Le savoir-faire acquis avec le Leclerc constitue un socle sur lequel l’État doit s’appuyer pour porter cette ambition.
Autour de cette plateforme souveraine, les systèmes d’armes et les capacités complémentaires, notamment les missiles, la lutte antidrones et les armes à énergie dirigée, pourront être développés en coopération avec des pays alliés. Ces partenariats devront répondre à une logique opérationnelle, préserver notre liberté d’emploi et d’exportation et permettre l’intégration de l’ensemble dans un système de systèmes cohérent. La coopération doit renforcer les capacités de nos armées, sans conditionner la réalisation du char lui-même au maintien d’un accord politique entre partenaires.
Le présent amendement prévoit de minorer de 115 000 euros en autorisations d’engagement la sous-action 09.80 « Opérer en milieu hostile – MGCS Système de combat terrestre principal » de l’action 09 « Engagement et combat » du programme 146 « Équipement des forces », afin d’abonder à due concurrence le nouveau programme « Système de char du futur souverain » de la mission « Défense ».