Amendement (sans numéro) — APRÈS L'ARTICLE 4, insérer l'article suivant:
Dispositif
I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
1° À la première phrase du troisième alinéa de l’article 776 A, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « dix » ;
2° À l’article 776 ter, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « dix » ;
3° Au deuxième alinéa de l’article 784, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « dix » ;
4° À la fin du premier alinéa du I de l’article 790 G, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « dix » ;
5° À la fin du quatrième alinéa de l’article 793 bis, le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « dix ».
II. – Le I s’applique aux donations consenties et aux successions ouvertes à compter du 1er janvier 2027.
III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.
Exposé sommaire
Les abattements sur les donations ne se renouvellent aujourd’hui que tous les quinze ans. Ce délai a été porté de dix à quinze ans en 2012, sous la présidence de François Hollande, après être déjà passé de six à dix ans l’année précédente.
Concrètement, un parent qui aide son enfant à 25 ans pour ses études ou son installation doit attendre que celui-ci ait 40 ans pour pouvoir l’aider à nouveau dans les mêmes conditions. C’est ignorer que les besoins d’une famille ne se présentent pas une fois tous les quinze ans : premier logement, naissance des enfants, création d’entreprise, agrandissement du foyer.
Cet amendement ramène à dix ans le délai de renouvellement des abattements, ainsi que celui du don familial de sommes d’argent, et aligne sur ce nouveau délai les autres dispositions du code qui y font référence, pour permettre aux familles d’accompagner leurs enfants et petits-enfants à chaque étape de leur vie.
Transmettre, c’est le contraire du chacun pour soi. La fiscalité doit encourager cette solidarité entre les générations, et non la freiner.