Amendement (sans numéro) — ARTICLE 57
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
Cet amendement vise à supprimer l’article 57, qui arrête l’équilibre général du budget de l’État pour 2027. Le Rassemblement national refuse de valider un budget dont le financement repose encore sur un déficit massif et sur la mobilisation de recettes qui ne corrigent pas les déséquilibres structurels.
Le déficit budgétaire de l’État atteint 156,4 milliards d’euros. Le programme d’émissions à moyen et long terme s’élève à 340 milliards d’euros, afin de financer les besoins de l’État, qui comprennent aussi le remboursement de dettes arrivant à échéance. Ces montants illustrent la dépendance persistante de notre pays à l’endettement et l’ampleur des engagements transmis aux générations futures.
La charge de la dette, évaluée à 72,9 milliards d’euros, absorbe des ressources considérables. Les sommes consacrées aux intérêts réduisent les marges disponibles pour les services publics et les investissements nécessaires. Cette contrainte rend plus urgente une réforme durable de la dépense, au lieu d’une succession d’ajustements destinés à satisfaire les besoins de financement de l’année.
Or, le Gouvernement privilégie encore des hausses de prélèvements, des contributions exceptionnelles et des ponctions sur les ressources des collectivités ou sur des réserves disponibles. Ces mesures sollicitent les contribuables et les territoires sans démontrer une transformation suffisante du fonctionnement de l’État. Une recette ponctuelle peut améliorer un solde annuel ; elle ne finance pas durablement une dépense récurrente.
Le Rassemblement national défend un redressement fondé sur la réduction des dépenses inefficaces, la réorganisation administrative et la protection des missions essentielles. Notre opposition à cet article est cohérente avec le rejet de la trajectoire présentée à l’article liminaire. La suppression proposée demande au Gouvernement de reconstruire l’équilibre budgétaire autour d’économies pérennes et d’hypothèses crédibles, sans faire du pouvoir d’achat des Français la variable d’ajustement des comptes publics.