Amendement (sans numéro) — AVANT L'ARTICLE 26, insérer l'article suivant:
Dispositif
I. – L’article L. 2333‑30 du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :
A. – À la deuxième ligne de la troisième colonne du tableau du deuxième alinéa, le montant : « 4,00 » est remplacé par le montant : « 6,00 » ;
B. – À la troisième ligne de la troisième colonne du tableau du même alinéa, le montant : « 3,00 » est remplacé par le montant : « 4,00 » ;
II. – Il est procédé aux mêmes modifications à l’article L. 2333‑41 du même code.
Exposé sommaire
Cet amendement du groupe LFI vise à relever les plafonds de la taxe de séjour applicables aux hébergements touristiques les plus haut de gamme, à savoir les palaces, les hôtels de tourisme 5 étoiles, les résidences de tourisme 5 étoiles et les meublés de tourisme 5 étoiles afin que ces recettes nouvelles viennent financer nos pompiers.
Les SDIS sont en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique et à la multiplication des risques naturels et technologiques. Incendies de forêts plus fréquents et plus précoces, inondations, tempêtes ou épisodes de sécheresse : les interventions se diversifient et s’intensifient. Parallèlement, les missions de secours à la personne, déjà majoritaires, ont atteint plus de 86 % des interventions, dans un contexte de vieillissement de la population.
Cette hausse permettra aux collectivités territoriales de disposer de recettes supplémentaires pour financer notamment les dépenses liées à la protection et à la gestion des espaces naturels à des fins touristiques.
Il est ainsi proposé de porter le plafond de la taxe de séjour :
– de 4 à 6 euros pour les palaces ;
– de 3 à 4 euros pour les hôtels de tourisme 5 étoiles, les résidences de tourisme 5 étoiles et les meublés de tourisme 5 étoiles.
Il s’agit de sommes dérisoires au regard des montants payés pour les prestations dans ce type d’établissement. À l’inverse, ce sont des montants qui viendront sauver des vies dans la lutte malheureusement devenue estivale contre les incendies.
Nous appelons le Gouvernement et les collectivités à flécher ce surplus de recettes vers le financement des SDIS.