Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
Cet amendement a pour objet de financer une évaluation des risques de submersion de l'aéroport international de Tahiti-Faa'a et l'élaboration d'un plan pluriannuel d'adaptation à l'élévation du niveau de la mer.
L'aéroport de Tahiti-Faa'a est l'unique aéroport international de la Polynésie française. Il a accueilli plus de 1,7 million de passagers en 2025. Il conditionne la continuité territoriale, l'acheminement du fret et des produits de première nécessité, les évacuations sanitaires, l'accès aux soins des habitants des archipels et l'activité touristique, premier moteur de l'économie polynésienne.
Cette infrastructure est implantée en bord de lagon, sur une plateforme gagnée sur la mer, à très faible altitude. Elle est exposée à l'élévation du niveau des mers, à l'érosion côtière, aggravée par la dégradation des récifs coralliens, et aux surcotes liées aux cyclones et aux houles de grande ampleur. Une interruption prolongée de l'activité aurait des conséquences majeures pour le territoire, sans solution de repli équivalente.
Or, aucune évaluation publique et chiffrée de ce risque, ni du coût des mesures d'adaptation, ne semble avoir été communiquée à la représentation nationale. Cette absence empêche de hiérarchiser les travaux et d'en programmer le financement.
Cet amendement propose une démarche progressive et proportionnée. Il ne finance pas de travaux, mais des relevés topographiques, bathymétriques et géotechniques, la modélisation de scénarios de submersion aux horizons 2050 et 2100, et le chiffrage d'options d'adaptation graduées. À l'issue de cette évaluation, le Gouvernement est invité à présenter un plan pluriannuel d'adaptation élaboré avec le Pays, les communes concernées et le gestionnaire de l'infrastructure.
Par conséquent, le présent amendement propose le mouvement de crédits suivant :
retire 2 000 000 € au programme 345 « Service public de l'énergie »
abonde de 2 000 000 € du programme 203 « Infrastructures et services de transports ».
Considérant que les crédits du programme 345 sont pleinement nécessaires, il est demandé au Gouvernement de lever le gage.