Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
Cet amendement rétablit à leur niveau de 2026 les crédits qui financent l’action de proximité de la politique de la ville, après trois années de baisses consécutives.
Les crédits de proximité sont passés de 526 millions d’euros en 2024 à 431 millions dans le présent projet de loi de finances, soit une diminution de 18 % en trois ans, sans compter les annulations intervenues en cours d’exercice.
Or, la politique de la ville repose sur deux piliers indissociables : la transformation du bâti par la rénovation urbaine, et l’accompagnement social des habitants des 1 584 quartiers prioritaires, où vivent plus de 6 millions de personnes. Les dispositifs de proximité font vivre les quartiers au quotidien. Les contrats de ville financent les actions des associations de proximité en matière d’éducation, de santé, d’emploi et de lien social.
Les adultes-relais assurent une médiation sociale reconnue par les élus et les préfets, tout en offrant un emploi à des habitants des quartiers. Les cités éducatives mobilisent l’ensemble des acteurs autour de la réussite scolaire, dans des territoires où l’écart de réussite au brevet avec le reste du pays reste de plus de 13 points.
Sans ces moyens, les investissements de la rénovation urbaine risquent de ne pas produire tous leurs effets.
Cet amendement majore donc de 35 millions d’euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, l’action 01 « Actions territorialisées et dispositifs spécifiques de la politique de la ville » du programme 147 « Politique de la ville ».
Afin d’assurer la recevabilité financière de l’amendement, ces crédits sont prélevés, hors titre 2, sur l’action 05 « Innovation, territorialisation et services numériques » du programme 135 « Urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat ». Il est demandé au Gouvernement de lever ce gage.