Amendement n° 48 — TITRE
Dispositif
Rédiger ainsi le titre :
« pour interroger la nocivité du secteur bancaire pour la société ».
Exposé sommaire
Par cet amendement, les députés LFI souhaitent interpeller de façon plus large sur le rôle des banques dans notre société.
Le monde bancaire est une composante essentielle du capitalisme financier. Un système parasitaire qui se nourrit des désastres qu'il provoque.
Les banques privilégient les activités de marché et spéculatives au détriment du financement de l'économie productive. Elles réalisent des profits record qui ne profitent qu’à une poignée d’actionnaires tout en multipliant les frais facturés aux particuliers, aux associations et aux PME, tandis que les agences ferment en masse, aggravant la fracture territoriale et numérique.
Ces frais bancaires sont la partie visible de l’iceberg du monde de la finance :
- Un secteur hypertrophié et interconnecté où règnent les pratiques spéculatives qui malgré les risques notables de krach financier qu’elles entraînent.
- Des banques françaises qui figurent parmi les principaux financeurs mondiaux des énergies fossiles et entretiennent en connaissance de cause des activités polluantes.
Il est temps de repenser ce modèle bancaire et d'imposer aux établissements des obligations en matière de financement de l'économie réelle et de la bifurcation écologique.
Il est indispensable de procéder à une refonte profonde du secteur bancaire autour de trois priorités :
1) Séparer de façon stricte les banques de détail et d’investissement.
2) Créer un pôle public bancaire qui garantit l’accès universel à des services bancaires non lucratifs et met la finance au service de l’intérêt général.
3) Réorienter le crédit vers la bifurcation écologique et sociale en finançant les projets soutenables et sécuriser le financement des services publics via un circuit du Trésor du XXIe siècle.
Un autre monde est possible que celui d’un système bancaire qui accumule les profits record, échappe à l’impôt, spécule plutôt que de financer l’économie réelle, aggrave les inégalités et contribue au désastre climatique.
Au-delà de la question des frais bancaires, il faut interroger de façon plus large la place des banques dans notre société, c’est l’objet de cet amendement.