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Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58

Auteur : Sophie Taillé-Polian — Écologiste et Social (Val-de-Marne · 11ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2027
Article : ARTICLE 58
Date de dépôt : 2026-10-30
Date de sort : —

Dispositif

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Exposé sommaire

Cet amendement vise à revaloriser le montant des aides à la presse à leur niveau de 2024 en abondant l’action 2 « Aides à la presse » du programme 180 « Presse et Médias » à hauteur de 19,5 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP).

Après les baisses successives enregistrées lors des exercices précédents, le budget des aides à la presse accuse une coupe cumulée d’environ 19,5 millions d’euros depuis 2024. Cette contraction budgétaire pèse lourdement sur le secteur, et ce, malgré la concurrence féroce des géants du numérique sur le marché publicitaire et le contexte inflationniste persistant qui touche le papier.

La presse connaît une crise de modèle économique aiguë. Les professionnels de la presse ont rappelé d’une voix unanime lors des États généraux de l’information que cette crise est profonde et notamment responsable de la dégradation du débat public. Si une large transition de modèle doit impliquer l’ensemble des acteurs, elle ne pourra avoir lieu sans une mise à contribution significative des géants du numérique, qui captent une part écrasante des revenus publicitaires auxquels était historiquement adossée la presse généraliste.

Il conviendrait ainsi de mettre en place une nouvelle taxe sur la publicité digitale et de mener à bien une refonte des aides à la presse pour qu’elles ciblent prioritairement les médias en difficulté et ceux qui emploient des journalistes.

Pour respecter les règles de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, la hausse des crédits est gagée par une diminution équivalente. La baisse de crédits sur l’action 1 « Livre et lecture » du programme 334 « Livre et industries culturelles » résulte de ces obligations de gage, sans que cette diminution ne soit souhaitée. Les auteurs de l’amendement plaident pour la levée de ce gage par le Gouvernement afin de préserver l’intégrité des autres actions de la mission.