577députés 17ᵉ législature

amendement n° 62 seance Retiré Source officielle ↗

Amendement n° 62 — APRÈS L'ARTICLE 7, insérer l'article suivant:

Auteur : Sandrine Runel — Socialistes et apparentés (Rhône · 4ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : APRÈS L'ARTICLE 7, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2026-10-08
Date de sort : —

Dispositif

Après la première phrase du I de l’article L. 242‑1 du code de la sécurité sociale, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Pour les travailleurs dont la rémunération est supérieure à trois fois le montant du salaire minimum de croissance mentionné aux articles L. 3231‑1 à L. 3231‑12 du code du travail, les revenus mentionnés aux articles 108 à 117 bis et 120 à 123 bis du code général des impôts sont également intégrés dans l’assiette définie à l’article L. 136‑1‑1 du présent code. »

Exposé sommaire

Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à assujettir aux cotisations sociales certains revenus du capital et compléments de rémunération (les dividendes, l’intéressement, la participation, les sommes versées au titre des plans d’épargne entreprise (PEE) et des plans d’épargne retraite collectif (PERCO), etc.) pour les revenus supérieurs à 3 SMIC.

En 2025, l’ensemble des dividendes versés par les entreprises du CAC 40 représentait 73 milliards d’euros.

Quant aux rachats d’actions, ils représentaient 35 milliards d’euros en 2025, soit une progression de près de 37 % par rapport à 2024.

Ces compléments de rémunération échappent aujourd’hui en partie au financement de la protection sociale, car ils sont soumis à un taux de prélèvement inférieur au taux de droit commun des cotisations sociales (« forfait social »).

Il est donc proposé de revenir sur cette exemption, mais uniquement pour les rémunérations supérieures à 3 SMIC, afin de ne pas pénaliser les travailleuses et travailleurs les plus modestes qui bénéficieraient de ces dispositifs.

Tel est l’objet du présent amendement.