577députés 17ᵉ législature

amendement n° 2069 seance En traitement Source officielle ↗

Amendement n° 2069 — APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant:

Auteur : Valérie Rossi — Socialistes et apparentés (Hautes-Alpes · 2ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2026-10-16
Date de sort : —

Dispositif

Le troisième alinéa du I de l’article L. 5125‑4 du code de la santé publique est ainsi rédigé : 

« Lorsque la dernière officine présente dans une commune de moins de 2 500 habitants a cessé définitivement son activité et qu’elle desservait jusqu’alors une population au moins égale à 2 500 habitants, une nouvelle autorisation peut être délivrée pour l’installation d’une officine par voie de création, d’antenne, de transfert ou de regroupement dans cette commune dans l’année suivant la cessation définitive de l’activité de l’officine. »

Exposé sommaire

D’après le dernier panorama des pharmaciens de l’Ordre national des pharmaciens1, il est précisé
qu’au 1er janvier 2026 une officine dessert en moyenne 3 446 habitants et qu’il y a 29 officines
pour 100 000 habitants, contre 34 officines en 2015 (page 23).
Il est urgent de lutter contre la désertification pharmaceutique, de pallier l’absence d’accès aux
produits de santé des patients et de garantir un approvisionnement thérapeutique continu à toute
la population en France.
Partant, lorsque la dernière pharmacie a définitivement fermé et qu’elle desservait un bassin
populationnel suffisant (c’est-à-dire les 2 500 habitants exigés par les articles L.5125-3 et suivants
du Code de la santé publique), la réouverture d’une pharmacie dans l’année suivant la restitution
de la licence à l’ARS doit être possible soit par voie d’une antenne de pharmacie, soit par voie de
transfert ou de création.
Il est nécessaire de préciser que cette réouverture doit intervenir dans l’année suivant la cessation
définitive de l’activité de l’officine afin de garantir une viabilité économique pérenne de celle-ci.
Au-delà d’un an, les patients auront changé leur habitude d’approvisionnement vers une autre
officine.
Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec l'USPO.