Amendement n° 2556 — APRÈS L'ARTICLE 33, insérer l'article suivant:
Dispositif
I. – Le deuxième alinéa de l’article L. 2135‑1 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les pédiatres sont également habilités à organiser et prescrire, directement, ce même parcours d’intervention précoce auprès des professionnels ayant conclu avec la structure mentionnée au présent article une convention pour la mise en œuvre du parcours. »
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale résultant du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Exposé sommaire
Cet amendement du groupe UDR vise à développer la prise en soins des enfants susceptibles de présenter des troubles du neurodéveloppement.
Aujourd’hui l'accompagnement des enfants présentant un trouble du neurodéveloppement est organisé par la réalisation d'un diagnostic, un parcours de bilan et intervention précoce pris en charge par l'assurance maladie.
Ainsi des structures désignées par le directeur général de l’agence régionale de santé parmi certains établissements, notamment médico-sociaux, constituent une plateforme de coordination et d’orientation (PCO). Elles sont chargées d’établir un parcours de bilan et d’intervention précoce au profit des enfants présentant une suspicion de trouble du neurodéveloppement qui leurs sont adressés par un médecin. Une prescription de parcours est alors établie par un médecin exerçant dans cette structure auprès d’un ou de professionnels libéraux (ergothérapeutes, psychologues, psychomotriciens) ayant contractualisé avec la plateforme.
Ce dispositif constitue une avancée majeure dans le diagnostic et la prise en charge précoces des troubles du neurodéveloppement de l’enfant. Il est cependant victime de son succès. Ainsi, les délais de traitement des demandes adressées par les médecins traitants se sont considérablement allongés. Ils peuvent atteindre jusqu’à 9 mois. Il s’ensuit un retard significatif et particulièrement dommageable pour la prise en charge de l’enfant.
C’est pourquoi, afin de fluidifier ce dispositif, il est parallèlement proposé de permettre aux pédiatres, formés au suivi du développement des enfants et qui ont reçu une formation initiale et continue leur donnant compétence à établir un bilan des troubles du neurodéveloppement, à prescrire directement une prescription de parcours de l’enfant pris en charge par l’Assurance maladie dans les mêmes conditions que le parcours prescrit dans le cadre de la PCO.
Il en résulterait un désengorgement des demandes et un accès facilité de l’enfant à la prise en soins de son trouble du neurodéveloppement. Tel est l’objet du présent amendement.
Il a été travaillé avec le Syndicat national des pédiatres.