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amendement n° 2732 seance En traitement Source officielle ↗

Amendement n° 2732 — APRÈS L'ARTICLE 23, insérer l'article suivant:

Auteur : Dominique Voynet — Écologiste et Social (Doubs · 2ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : APRÈS L'ARTICLE 23, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2026-10-16
Date de sort : —

Dispositif

I. – Après l’article L. 162‑1‑7 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 162‑1‑7‑1 ainsi rédigé :

« À titre dérogatoire et expérimental pour une durée de cinq ans, dans les départements de Guyane et de Mayotte, les actes médicaux inscrits à la nomenclature générale des actes professionnels (CCAM), lorsqu’ils sont réalisés dans le cadre d’une activité de télémédecine mentionnée à l’article L. 6316‑1 du code de la santé publique, peuvent être facturés à l’assurance maladie même en l’absence de présence physique du médecin auprès du patient.

« Cette facturation est autorisée lorsque :

« 1° L’acte est prescrit ou validé par un médecin inscrit à l’ordre, qui en assure la responsabilité médicale ;

« 2° L’acte est réalisé à l’aide d’un dispositif de télémédecine conforme aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité prévus à l’article L. 1110‑4‑1 du code de la santé publique ;

« 3° La réalisation technique auprès du patient est assurée par un professionnel de santé habilité, notamment un infirmier, un orthoptiste, un opticien-optométriste ou tout autre professionnel de santé formé à cet effet.

« Un décret fixe la liste des actes concernés, les modalités de transmission des données nécessaires à la facturation, ainsi que les conditions d’évaluation de cette expérimentation. »

II. – À l’issue de la période d’expérimentation, un rapport conjoint des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale est transmis au Parlement, évaluant l’impact sur l’accès aux soins, la qualité des prises en charge et les dépenses de santé.

Exposé sommaire

Les départements de Guyane et de Mayotte présentent des difficultés structurelles d’accès aux soins, aggravées par un nombre insuffisant de professionnels médicaux sur place.

Actuellement, la facturation d’actes CCAM par téléexpertise ou téléconsultation est conditionnée à la présence effective du médecin auprès du patient, ce qui empêche la valorisation des activités réalisées à distance, même lorsqu’un professionnel de santé intermédiaire (infirmier, orthoptiste, opticien-optométriste, etc.) assure la partie technique et la transmission des données.

Cet amendement vise à lever cette impossibilité en ouvrant, à titre dérogatoire et expérimental, la possibilité de facturer des actes CCAM analysés en télémédecine dans ces territoires.

Il s’agit d’une mesure de bon sens, cohérente avec les objectifs d’équité territoriale et d’accès aux soins pour tous, permettant de consolider des organisations déjà éprouvées (postes avancés, centres de télémédecine, filières visuelles territoriales).