577députés 17ᵉ législature

amendement n° 377 commission En traitement

Amendement n° 377 — ARTICLE 5 BIS

Auteur : Édouard Bénard — Gauche Démocrate et Républicaine (Seine-Maritime · 3ᵉ)
Texte visé : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au...
Article : ARTICLE 5 BIS
Date de dépôt : 2026-10-03
Date de sort : —

Dispositif

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Afin de parvenir à un niveau élevé de souveraineté numérique et de le maintenir, le Premier ministre élabore une stratégie nationale, notamment en matière de cybersécurité, qui comprend notamment : ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 6, insérer les quatre alinéas suivants :

« 4° ter Un plan de financement de la formation et de la recherche en matière de cybersécurité ;

« 4° quater Un plan permettant de financer une doctrine d’autonomie technologique maximale en matière de renseignement et de cyberdéfense, faisant du recours à des technologies extra-européennes une exception devant être motivée ;

« 4° quinquies Une évaluation du coût de notre dépendance aux solutions numériques extra-européennes ;

« 4° sexies Une évaluation fine de l’externalisation des services numériques et du recours aux prestations intellectuelles informatiques par l’État, les organismes publics et les collectivités territoriales ; ».

Exposé sommaire

Il ne peut y avoir de stratégie nationale de cybersécurité déconnectée d’une véritable stratégie en faveur de la souveraineté numérique. C’est le sens de cet amendement.

Les travaux en commission ont permis de renforcer la place de la souveraineté numérique, de la formation publique et des logiciels libres dans la stratégie nationale. Ces avancées ne répondent toutefois pas aux demandes de financement de la formation et de la recherche, d’autonomie technologique maximale en matière de renseignement et de cyberdéfense, ni d’évaluation du coût des dépendances extra-européennes et de l’externalisation des services numériques publics.

Le présent amendement reprend donc ces quatre exigences. Il s’agit de donner à la souveraineté numérique des moyens concrets et de faire du recours aux technologies extra-européennes une exception motivée dans les domaines du renseignement et de la cyberdéfense.