577députés 17ᵉ législature

amendement n° 49 commission Tombé

Amendement n° 49 — ARTICLE 9

Auteur : Stéphane Viry — Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (Vosges · 1ᵉ)
Texte visé : Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement...
Article : ARTICLE 9
Date de dépôt : 2026-06-22
Date de sort : 2026-06-29
Discussion en séance : RUANR5L17S2026IDS30778 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

Supprimer les alinéas 14 et 15.

Exposé sommaire

Ces alinéas, issus de l’amendement AC105 adopté en commission, prévoient de modifier l’article L. 132-2 du code du sport pour étendre la compétence des Directions nationales du contrôle de gestion (DNCG), créées au sein des fédérations, au contrôle des mécanismes de lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles au sein des clubs professionnels, ainsi qu’aux choix d’allocation par ces clubs des ressources financières entre le sport masculin et le sport féminin.


Les DNCG sont toutefois des organismes indépendants spécialement conçus pour apporter une expertise financière de haut niveau dans le contrôle des clubs professionnels et des agents sportifs, sur laquelle les différentes disciplines sportives doivent pouvoir s’appuyer. Elles n’ont pas vocation à intervenir dans d’autres domaines.


Elles ont d’autant moins cette vocation que la lutte contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles relève déjà des comités d’éthique instituées au sein de chaque fédération (article L. 135-15-1 du code du sport) et de la mise en œuvre des règlements disciplinaires appliqués par les commissions de discipline des fédérations ou des ligues (article R. 131-3). Tout fédération et toute ligue doit en outre souscrire un contrat d’engagement républicain (articles L. 131-8 et L. 132-1-2).


Quant à l’allocation des ressources financières d’un club, il convient qu’elle demeure à la main de leurs dirigeants, qui doivent rester libres de leurs investissements. Il n’existe du reste aucune obligation pour un club féminin de créer une section masculine, et inversement. Il n’y a donc pas de raison que ceux qui ont fait ce choix soient assujettis à un contrôle particulier, auxquels ne seraient pas soumis leurs compétiteurs.

Pour toutes ces raisons, il est proposé de supprimer ces alinéas.