577députés 17ᵉ législature

amendement n° 25 commission Non soutenu

Amendement n° 25 — ARTICLE PREMIER

Auteur : Cendrine Chazé — Droite Républicaine (Orne · 3ᵉ)
Texte visé : Nationalisation d'ArcelorMittal France
Article : ARTICLE PREMIER
Date de dépôt : 2026-06-08
Date de sort : 2026-06-11
Discussion en séance : RUANR5L17S2026IDS30683 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

À la fin de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« et d’un membre du Conseil économique, social et environnemental désigné par le président de cette assemblée ».

Exposé sommaire

Le présent amendement tend à supprimer la mention du membre du Conseil économique, social et environnemental dans la composition de la commission administrative chargée de fixer la valeur de rachat d'ArcelorMittal France.

La commission prévue au troisième alinéa de l'article 1er est appelée à arrêter la valeur à laquelle l'État procède à l'acquisition forcée d'une société. Une telle mission requiert une expertise financière, comptable et juridique spécialisée. Or, le Conseil économique, social et environnemental n'est doté d'aucune compétence particulière en matière d'évaluation d'actifs industriels ou d'expertise financière. Sa présence dans cette commission n'apporte aucune valeur ajoutée par rapport aux autres membres qui disposent, eux, d'une expertise directement utile à la mission confiée. 

La commission comprend en effet déjà un membre de la Cour des comptes, un représentant de la Banque de France, le président de la section des finances du Conseil d'État, le président de la chambre commerciale de la Cour de cassation et un membre de la Commission des participations et des transferts, organismes dont la compétence en matière d'évaluation patrimoniale et de contrôle financier est établie et reconnue. La présence d'un représentant du CESE est dès lors totalement superfétatoire.

Plus largement, cet amendement s'inscrit dans une conviction que le Conseil économique, social et environnemental, dont l'utilité n'a jamais été démontrée depuis sa création, dont le coût annuel pour les finances publiques est significatif et dont les avis n'ont aucun caractère contraignant ni aucune influence mesurable sur la décision publique, devrait être supprimé. Sa présence dans ce texte illustre une fois de plus la tendance à associer cette institution à des dispositifs où elle n'a rien à apporter, uniquement pour lui donner une apparence d'utilité. En conséquence, il est proposé de supprimer cette référence.