577députés 17ᵉ législature

amendement n° 20 commission Discuté

Amendement n° 20 — ARTICLE PREMIER

Auteur : Guillaume Kasbarian — Ensemble pour la République (Eure-et-Loir · 1ᵉ)
Texte visé : Augmenter les salaires et des pensions
Article : ARTICLE PREMIER
Date de dépôt : 2026-10-26
Date de sort : —

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à supprimer l'article 1er, qui prévoit une augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à 2 176 euros bruts mensuels.

Cette mesure entraînerait une augmentation brutale du coût du travail, alors que celui-ci figure déjà parmi les plus élevés d'Europe. Selon l'Insee, le coût horaire du travail atteignait 44,7 euros en France en 2025, contre 34,7 euros en moyenne dans l'Union européenne, dans les secteurs marchands considérés.
En imposant une hausse de plus de 16 % du SMIC, cette disposition ferait peser une charge supplémentaire considérable sur les entreprises, particulièrement les TPE et PME, dont les marges de manœuvre financières sont souvent limitées.

Loin de favoriser durablement le pouvoir d'achat, une telle mesure risquerait de pénaliser directement l'emploi, en conduisant les entreprises à renoncer à des recrutements, à réduire leurs investissements, voire à supprimer des postes pour absorber l'augmentation de leur masse salariale. Les travailleurs les moins qualifiés et les jeunes, déjà confrontés à des difficultés d'insertion professionnelle, en seraient les premières victimes.

Cette augmentation contribuerait également à un tassement des grilles salariales, en réduisant les écarts de rémunération entre les salariés au SMIC et ceux dont l'expérience, les qualifications ou les responsabilités justifient une rémunération supérieure.

Alors que les entreprises françaises supportent déjà un coût du travail particulièrement élevé, la réponse ne peut pas consister à l'augmenter encore davantage par la loi, sans considération pour ses conséquences sur l'emploi et la compétitivité de notre économie.
L'amélioration durable du pouvoir d'achat passe au contraire par une diminution du coût du travail, un allègement des prélèvements obligatoires et une politique économique favorable à l'investissement, à l'emploi et aux gains de productivité.

Il convient donc de libérer le travail plutôt que de continuer à en augmenter le coût.