577députés 17ᵉ législature

amendement seance Discuté

Amendement (sans numéro) — ARTICLE PREMIER

Auteur : Frédéric Falcon — Rassemblement National (Aude · 2ᵉ)
Texte visé : Retrouver la confiance et l’équilibre dans les rapports locatifs
Article : ARTICLE PREMIER
Date de dépôt : 2026-10-29
Date de sort : —

Dispositif

I. – Rédiger ainsi cet article : 

L’article 140 de la loi n° 2018‑1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique n’est pas applicable aux baux d’habitation conclus, renouvelés ou tacitement reconduits au cours d’une période de six ans après la fin d’un bail commercial ou d’un bail professionnel ayant le même local pour objet.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

Exposé sommaire

 

Le présent amendement tend à exclure de l’encadrement des loyers, pendant six ans, les locaux remis en location à usage d’habitation à la suite de la fin d’un bail commercial ou professionnel. 

La Cour des comptes, dans sa communication d’octobre 2026, rappelle que la croissance du parc résidentiel a ralenti à 0,9 % par an entre 2018 et 2025 et que la part du parc locatif privé sortant chaque année du marché est passée de 3,2 % entre 2016 et 2019 à 5,6 % entre 2020 et 2022. Elle souligne que le développement de l’offre constitue un enjeu majeur « quelle que soit la décision relative à l’encadrement des loyers », et appelle notamment à encourager la remise sur le marché des biens « actuellement exclus de l’offre résidentielle ». 

La transformation de bureaux et de locaux commerciaux vacants en logements est l’un des gisements les plus rapides à mobiliser dans les zones tendues. Elle suppose toutefois des travaux lourds que l’encadrement des loyers rend difficilement rentables. Chaque obstacle réglementaire supplémentaire décourage ces opérations.

À défaut de supprimer un dispositif qui agit comme un repoussoir pour les investisseurs, il est cohérent d’en faire un instrument d’incitation en levant temporairement l’encadrement des loyers pour les biens convertis en logements. Cette mesure s’inscrit dans le choc d’offre que défend le groupe Rassemblement National.