Amendement (sans numéro) — APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant:
Dispositif
I. – Il est institué, au titre du premier exercice clos à compter du 31 décembre 2025, une contribution exceptionnelle sur la valorisation boursière des grandes entreprises stratégiques.
II. – Est redevable de la contribution exceptionnelle sur la valorisation boursière le groupe Ariane.
Si l’entreprise redevable était placée sous le régime prévu à l’article 223 A ou à l’article 223 A bis du code général des impôts, la présente taxe serait due par la société mère.
III. – L’assiette de la contribution exceptionnelle est égale à la moyenne de capitalisation boursière de la société au cours du dernier exercice clos à compter du 31 décembre 2025.
IV. – Le taux de la contribution exceptionnelle est fixé à 10 %.
V. – Les réductions et crédits d’impôt ainsi que les créances fiscales de toute nature ne sont pas imputables sur la contribution exceptionnelle.
VI. – La contribution exceptionnelle n’est pas admise dans les charges déductibles pour la détermination du résultat imposable.
VII. – La contribution exceptionnelle est établie, contrôlée et recouvrée comme l’impôt sur les sociétés et sous les mêmes garanties et sanctions. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à ce même impôt.
VIII. – A. – La contribution exceptionnelle est payée spontanément au comptable public compétent au plus tard à la date prévue au deuxième alinéa du 2 de l’article 1668 du code général des impôts pour le versement du solde de liquidation de l’impôt sur les sociétés.
B. – Si la société mentionnée au II. n’est pas en mesure de s’acquitter de la contribution exceptionnelle, il lui est donné la possibilité de céder gratuitement à l’État les parts représentant la valeur due à l’administration fiscale. La valeur de ces parts est la valeur d’acquisition. Cette cession vaut alors règlement des sommes dues. La prise de participation de l’État dans ces sociétés ne donne pas lieu à la nomination de représentants de l’État ou de commissaires du Gouvernement supplémentaires au sein des instances de gouvernance ou de direction des sociétés concernées.
Exposé sommaire
"Cet amendement d'appel du groupe LFI propose d'assurer une souveraineté française par la détention publique de certains fleurons, en l'occurrence Ariane Group. La prise de participation de l'Etat s'opère par la mise en place d'une taxe spéciale sur les entreprises dont le désengagement vient menacer directement notre souveraineté économique et technologique.
Leader européen de son secteur, Ariane Group dépend fortement des financements publics et des commandes institutionnelles pour assurer la pérennité de ses programmes spatiaux, dont le lanceur Ariane 6, clé de la souveraineté européenne en accès à l’espace. Cette situation crée un déséquilibre où l’État assume une part majeure des risques financiers, tandis que les retours économiques pour la collectivité restent limités.
Par ailleurs, le renforcement de la concurrence mondiale dans le secteur spatial, notamment avec les acteurs privés américains et chinois, met Ariane Group sous pression constante. La nécessité de maintenir une filière de haute technologie autonome et souveraine justifie pleinement une implication renforcée de l’État au travers d’une prise de participation accrue, conduisant à une gouvernance publique plus forte. C'est pourquoi nous jugeons nécessaire de permettre la prise de participation de l’Etat dans Ariane Group.
Cet amendement prévoit donc qu'Ariane Group reverse ponctuellement à l’Etat, potentiellement sous la forme d’actions, une taxe spéciale d'un montant équivalent à 10 % de sa valeur de marché. Elle pourra être reconduite aussi longtemps que les intérêts privés viendront menacer nos emplois, nos brevets, et nos fleurons industriels. Pour respecter les obligations de l’article 40 de la Constitution, nous précisons que cette prise de participation n’induira pas d’autres charges que des charges de gestion.
Cet amendement vise à permettre un engagement direct de l’Etat dans la gouvernance de l’entreprise, eu égard à son importance stratégique pour notre souveraineté, et à mettre un terme à la grande braderie des actifs français. La clause d'absence de nomination de représentants de l’Etat ou de commissaires du Gouvernement supplémentaires au sein des instances de gouvernance ou de direction des sociétés concernées est donc prévue à des seules fins de recevabilité aux yeux de l'article 40. Nous appelons le Gouvernement à lever le gage."
Doublon détecté : 11 amendements quasi-identiques Amplification intra-groupe
Un seul groupe parlementaire dépose le même amendement à plusieurs reprises — stratégie collective de visibilité. · Cluster #4317 (Jaccard ≥ 0,80) · Voir tous les clusters de ce type →
| n° | Auteur | Groupe | Article | Sort |
|---|---|---|---|---|
| — | Claire Lejeune | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Aurélien Le Coq | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Mathilde Feld | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Aurélien Le Coq | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Retiré |
| — | Aurélien Le Coq | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Aurélien Le Coq | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Claire Lejeune | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Claire Lejeune | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Retiré |
| — | Claire Lejeune | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Retiré |
| — | Mathilde Feld | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| — | Mathilde Feld | LFI-NFP | APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: | Rejeté |