577 577députés 17ᵉ législature

amendement n° 10 seance Discuté Source officielle ↗

Amendement n° 10 — ARTICLE PREMIER

Auteur : Nicolas Tryzna — Droite Républicaine (Val-de-Marne · 7ᵉ)
Texte visé : Permettre aux maires de loger les habitants en mobilisant les logements vacants
Article : ARTICLE PREMIER
Date de dépôt : 2026-02-06
Date de sort :

Dispositif

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3.

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à supprimer le transfert automatique au maire de l'intégralité des pouvoirs, prérogatives et surtout des obligations qui incombent normalement à l'État dans le cadre d'une réquisition.

Cette phrase pose trois problèmes majeurs :

Une responsabilité juridique disproportionnée pour le maire En exerçant les « obligations » dévolues au représentant de l’État, le maire devient le seul responsable légal en cas de contentieux. Qu'il s'agisse d'un défaut de procédure, d'une mauvaise évaluation de la vacance ou d'un litige sur l'indemnisation du propriétaire, c'est la responsabilité personnelle du maire et la responsabilité financière de la commune qui seront engagées, et non plus celles de l'État.

Une charge financière "en blanc" pour les communes Le terme « obligations » inclut la remise en état des lieux, la garantie contre les dégradations et le versement d'indemnités d'occupation. En l'état actuel du texte, cette phrase organise un transfert de charges massives sans aucune étude d'impact ni mécanisme de compensation financière. Les communes n'ont pas vocation à supporter les risques financiers d'une mission régalienne de l'État.

Une confusion des compétences régaliennes Le droit de réquisition est un pouvoir de police exceptionnel qui s'appuie sur des services de l'État spécialisés (Directions Départementales des Territoires, services juridiques des préfectures). Prétendre que le maire peut exercer « l'ensemble » de ces prérogatives sans disposer de ces services d'appui est un leurre qui fragilise la sécurité juridique des actes pris par la municipalité.

La suppression de cette phrase permet de protéger les maires contre un "cadeau empoisonné" juridique et financier, tout en rappelant que les missions de solidarité nationale et de logement d'urgence doivent rester portées par l'État.

Amendements quasi-identiques (8)

Cet amendement appartient au cluster #124 — d'autres amendements présentent une rédaction très proche (similarité de Jaccard ≥ 0,80). Voir tous les clusters →

AuteurGroupeArticleSort
109 Perrine Goulet Dem ARTICLE 2 Tombé
Sophie Taillé-Polian EcoS ARTICLE 5 Rejeté
Dem ARTICLE 36 Adopté
HOR ARTICLE 36 Adopté
Éric Bothorel EPR ARTICLE 36 Adopté
Hélène Laporte RN ARTICLE PREMIER Adopté
10 Nicolas Tryzna DR ARTICLE PREMIER Discuté
696 Yannick Chenevard EPR ARTICLE 12 BIS Discuté